Environ 30 hectares de myrtilliers occupent maintenant une exploitation de Ligny-le-Ribault, dans le Loiret. Le projet porté par David-Alexandre Bertrant cherche à structurer une production française de myrtilles et à réduire la place des importations.
La première grande récolte a été médiatisée en 2023. Cette annee-la-là, environ 80 % des myrtilles consommées en France étaient importées. Le constat donne un poids concret à cette implantation du Centre de la France.
Trente hectares pour changer l’origine des myrtilles
La marque Myrtille de Sologne appartient à Blue B Technologies, installée à Ligny-le-Ribault. L’exploitation s’est développée sur environ 30 hectares, une surface qui donne au projet une dimension agricole bien différente d’une petite production destinée uniquement à la vente locale.
La production vise la grande distribution et les professionnels. Pour vous, cela signifie que les fruits ont vocation à rejoindre des circuits de vente larges, au lieu de rester limités à quelques marchés ou à la vente directe.
L’objectif affiché est clair : structurer une production française de myrtilles. Le verbe compte. Il ne s’agit pas seulement de planter des arbustes, mais de bâtir une activité capable d’alimenter plusieurs débouchés.
La terre acide du Loiret sert le myrtillier
Le choix de cette implantation repose sur une caractéristique du sol. La Sologne possède des terres naturellement acides, adaptées aux besoins du myrtillier.
Ce détail explique une partie du projet. Une culture ne se déplace pas comme une simple activité industrielle : elle dépend du terrain, de ses propriétés et des conditions nécessaires à la plante. Ici, l’acidité naturelle du sol répond aux besoins du fruit cultivé.
Vous pouvez donc lire cette implantation comme une rencontre entre une production recherchée et un territoire qui possède déjà une qualité utile à sa culture. Cela ne suffit pas à garantir une récolte régulière, mais le sol fournit une base cohérente au projet.
Une production française face aux fruits importés
En 2023, environ 80 % des myrtilles consommées en France venaient de l’étranger. Ce chiffre ne dit pas à lui seul pourquoi les fruits sont importés, mais il montre la place prise par l’offre extérieure dans la consommation nationale.
La plantation du Loiret répond à cette situation par une production située en France. L’enjeu est simple à comprendre : proposer davantage de fruits cultivés sur le territoire, pour la grande distribution comme pour les professionnels.
Il faut rester mesuré. Une exploitation, même développée sur 30 hectares, ne suffit pas à transformer toute l’approvisionnement national. Elle donne toutefois une réponse concrète à une dépendance dont le niveau était élevé en 2023.
Une culture annoncée sans pesticides de synthèse
L’exploitation revendique une culture sans pesticides de synthèse. Cette orientation fait partie de l’identité présentée par le projet et peut peser dans le choix des acheteurs professionnels comme dans celui des consommateurs.
Vous devez toutefois distinguer une pratique annoncée d’un résultat général pour toute la filière. Cette promesse concerne l’exploitation et sa manière de cultiver les myrtilliers ; elle ne permet pas de tirer une conclusion sur l’ensemble des myrtilles vendues en France.
Cette précision évite aussi de réduire le sujet à une opposition entre production française et production importée. Le projet avance une méthode de culture et un débouché. À chacun ensuite de regarder l’origine et les indications proposées au moment de l’achat.
Le titre de plus gros producteur reste une revendication
Blue B Technologies revendique le titre de plus gros producteur français de myrtilles, une formule également relayée par la presse locale. Aucun classement officiel publié par une filière ou par l’administration n’est cité pour établir ce rang.
La formulation doit donc rester prudente. Elle décrit une revendication portée par l’entreprise, pas un classement national confirmé par un organisme indépendant.
Pour vous, cette nuance ne retire rien à l’intérêt du projet. Elle permet simplement de séparer ce qui est établi, comme les 30 hectares et l’implantation dans le Loiret, de ce qui relève d’un titre revendiqué.
Un débouché pensé au-delà du marché local
La presse évoquait un bassin potentiel d’environ 23 millions de consommateurs accessible depuis cette implantation. Ce chiffre présente l’exploitation comme un point de production capable de viser un marché large, grâce à sa localisation.
La destination annoncée confirme cette ambition : la grande distribution et les professionnels. La récolte doit donc répondre à des besoins qui dépassent l’achat ponctuel d’un particulier.
Le pari est intéressant parce qu’il relie trois éléments précis : une terre acide adaptée au myrtillier, une plantation d’environ 30 hectares et un objectif de production française. Mais le fruit devra encore trouver sa place dans les rayons et dans les habitudes d’achat.
À Ligny-le-Ribault, les myrtilliers portent une ambition agricole plus large qu’une simple récolte. Le projet veut fournir des fruits français à des acheteurs nombreux, dans un pays où les importations représentaient environ 80 % de la consommation en 2023. La promesse se jugera dans les barquettes, origine en clair.




