À Saint-Genès-Champanelle, Atos et Aramis accompagnent maintenant le troupeau de brebis du Gaec des bergeries des Puys. Ces chiens de protection arrivent pour la première fois dans la Chaîne des Puys, après qu’un prédateur a sévi près du troupeau en septembre 2025.
Leur présence répond à une menace précise : protéger les brebis face aux prédateurs, dont le loup. Mais elle demande aussi un réflexe clair de la part des marcheurs, cavaliers et cyclistes qui fréquentent ces chemins.
Dans la Chaîne des Puys, les troupeaux ont deux nouveaux gardiens
Uno et Raya ont accueilli deux compagnons : Atos et Aramis. Ces deux chiens ont été dressés pour s’adapter à leur nouvel environnement, où les passages à pied, à vélo et à cheval sont nombreux.
Camille Lassalas, éleveur de brebis, a choisi le berger des Abruzzes plutôt que le patou ou le berger d’Anatolie. Cette race va au contact, mais elle ne chasse pas le loup : son rôle est de défendre le troupeau.
Pour vous qui traversez ces espaces, cette distinction évite un contresens. Le chien ne garde pas un sentier ni un point de vue ; il reste attentif aux brebis qu’il accompagne.
Un aboiement impose de s’arrêter et de reculer
Caitline Lajoie, garde-nature au Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, donne une consigne nette face à un chien qui aboie : s’arrêter, reculer et contourner. Il faut lui laisser le temps de vous identifier sans chercher à forcer le passage.
Le mauvais geste serait de répondre par l’agitation. Les grands mouvements et les bâtons levés peuvent compliquer la rencontre, alors qu’une attitude calme aide le chien à garder son attention sur son travail.
Faut-il caresser un chien de protection ?
Non. Caitline Lajoie recommande d’éviter de les caresser, même si leur présence peut donner envie d’aller vers eux.
Vous éviterez aussi de les photographier au plus près. Le respect de cette distance laisse au chien sa place auprès du troupeau et évite d’ajouter une sollicitation inutile.
À vélo, le cadre sert de barrière
À vélo, le conseil est très concret : placez le vélo entre le chien et vous. Cette position crée une séparation visible sans geste brusque.
Le cycliste ne doit donc pas transformer son passage en face-à-face. Le vélo devient un repère simple, puis il permet de contourner le chien avec la retenue demandée sur ces chemins.
Cette précaution vaut parce que le lieu accueille des usages différents. À pied, à cheval ou sur deux roues, vous partagez le même espace avec un animal concentré sur la protection des brebis.
Depuis septembre 2025, la protection vise aussi renards et sangliers
Le prédateur qui a sévi près du troupeau en septembre 2025 a conduit l’éleveur à renforcer sa protection. Depuis l’arrivée des chiens, il constate qu’ils repoussent aussi les renards, corbeaux et sangliers hors du troupeau.
Leur présence ne se réduit donc pas au loup. Elle maintient autour des brebis une distance avec plusieurs animaux qui peuvent s’approcher du troupeau.
Pourquoi ne faut-il pas lever les bâtons ?
Parce que Caitline Lajoie demande précisément de ne pas faire de grands gestes ni de lever les bâtons. Face à un chien qui intervient, la réponse attendue reste le calme, l’arrêt, le recul et le contournement.
Ce sont des consignes faciles à retenir, mais elles doivent rester dans cet ordre. Vous ne cherchez ni le contact ni l’affrontement : vous laissez au chien l’espace nécessaire pour rester auprès des brebis.
Contourner sans chercher à approcher
Dans les volcans d’Auvergne, ces chiens modifient un peu la manière de circuler près des troupeaux. Le passage reste possible, à condition de regarder ce qui se joue devant soi et de ne pas réclamer d’attention à l’animal.
Un aboiement, un vélo posé entre vous et le chien, quelques pas en arrière : ces gestes suffisent à rendre la rencontre plus simple. Les brebis restent au centre, et c’est bien pour elles qu’Atos et Aramis sont là.




